jeudi 1 janvier 2009
lundi 22 décembre 2008
vendredi 1 août 2008
Pensons un peu à l'avenir ...

Pourquoi une telle fascination pour ce peuple, pourtant privé de liberté, de standards de vie, d’indépendance diplomatique … Justement, ces différentes privations les poussent à regarder vers l’avenir, dans l’espoir de les voir disparaitre. Cette quête, aussi dérisoire puisse-t-elle être, donne au final un sens profond à leur existence.
Lorsque toutes ses libertés sont déjà à porter de main ou acquises, que nous reste-t-il à faire ? Certes à rester vigilent pour les conserver, effectuer un travail de contrôle et d’audit sur notre société pour qu’elle ne recule pas sur ces différents points. Le soucis est que nous ne sommes plus tournés vers l’avenir. Seulement dans le souhait de conserver quelques avantages acquis par le passé et dans la peur de voir ressurgir les privations de temps moins glorieux. Il existe des perspectives plus stimulantes dans la vie …
mardi 24 juin 2008
Vers un nouveau Capitalisme

"il peut sembler surprenant qu'une petite entreprise d'un million de dollars joue un role aussi déterminant dans une société de 16 milliards de dollars.
Mais l'un des traits les plus solidement ancrés chez les etres humains consiste à vouloir faire du bien à d'autres gens. C'est un aspect de la nature humaine que le monde des affaires ignore complètement. Le social-business satisfait cette aspiration: c'est ce que les gens trouvent très enthousiasmant.
Je ne suis pas d'accord avec ceux qui affirment que le social-business ne prendra jamais véritablement pied dans le monde des affaires. Les réactions des gens quand on leurs parle de social-business me laisse penser que ce modèle s'enracinera et s'èpanouira rapidement.
Les gens veulent donner du sens à leur vie - ce type de sens que l'on ne trouve qu'en contribuant à faire du monde un endroit meilleur.
Le social-business procure ce type de sens. C'est pour cela que les gens y sont sensibles ..."
lundi 7 avril 2008
Pour une vague d'OPTIMISME !!!
"Optimisme" ! Voici bien le mot que je retiens en refermant à l'instant cet ouvrage intitulé "L'entreprise réconciliée".
L'optimisme est dans mon entourage une denrée, si elle n'est pas fort heureusement en voie d'extinction,qui traverse actuellement une mauvaise passe. Je suis jeune pourtant, 24 ans,diplômé d'une grande école de commerce, et avec l'avenir devant moi. Cependant, les nombreux signaux qui me parviennent depuis plusieurs mois ne se nourrissent que trop rarement d'optimisme. Où est l'optimisme, lorsque des camarades de promotion refusent de se rendre à la remise de diplôme sous prétexte "de ne pas perdre un après-midi pour ça" ? Où est l'optimisme lorsqu'une amie,qui a dépensé toute son énergie étudiante dans le développement de l'éco-tourisme, accepte finalement aujourd'hui pour 1000€ de renflouer les rangs d'un grand cabinet de conseil en SI ? Où est l'optimisme lorsque d'autres jeunes diplômés font le choix brusque à la sortie de l'école de tenter leur chance en Australie, car il n'y a selon eux "pas de perspective en France". Où est l'optimisme chez mes amis de la City qui vivent ce nouvel esclavage moderne de ces banques d'affaires qui s'évertuent à leurs faire oublier toute parcelle de vie sociale ? Plus symboliquement, où est l'optimisme à la vision de cette flamme olympique dans les rues de Paris,entourée d'un service d'ordre surdimensionné, qui sursaute à la vue du moindre passant muni d'une étoffe ou d'un drapeau ?
Des messages d'optimisme, il y en a pourtant. Cet étudiant de mon école par exemple qui s'accroche depuis des années à son art musical et qui parvient depuis peu à en récolter les premiers fruits (articles dans les "Inrockuptibles", dates de concert régulières ...), ces autres encore qui partent se remplir d'altérité et d'ailleurs au travers de VIE ou autres moyens, et nous reviennent remplis d'une richesse insoupçonnée,cet ami enfin qui a le courage de monter une société de conseil en vin malgré les risques de la loi Evin.
Les exemples positifs sont donc heureusement là, mais nous manquons trop cruellement de prophètes de l'optimisme pour contrer ce tsunami de pensées négatives et de pessimisme qui se déferle chaque jour dans nos consciences. Et de plus en plus, mon entourage décide de partir se nourrir d'optimisme ailleurs. Nous devons donc avoir l' "ardent désir" de réconcilier l'entreprise avec l'humain, et de promouvoir l'optimisme comme carburant essentiel de cette réconciliation.
jeudi 27 mars 2008
Nul n'est prophète en son pays
Les roumains rêvent de la France, les français de la vie de Bohème, les libanais s'exilent au Canada pour fuir la violence quotidienne, des étudiants canadiens s'agglutinent dans les ambassades du Moyen-Orient pour vibrer au rythme de l'actualité, les films de Bollywood se passent aujourd'hui à Londres, le cinéma indépendant anglais se penchent sur les minorités indies, les chinoises se font blanchir la peau à coups de crèmes cosmétiques, les fans de Desperate Housewife utilisent d'autres crèmes pour obtenir le même teint mâte qu'Eva Longoria ... On pourrait continuer cette liste des contraires bien longtemps.
Mais que retirer de ce constat troublant ? Que notre vie n'est qu'une fuite en avant, et que quelque soit l'endroit où nous sommes, nous aspirons toujours à un ailleurs meilleur, un paradis terrestre dont nous ne percevons que de vagues echos ?
Ce paradis terreste est avant tout à construire dans notre tête, cheminement intellectuel apte à modifier notre vision du monde, et en particulier notre monde le plus immédiat, le plus proche, celui dans lequel nous vivons chaque jour. Mais pour le construire, pourquoi justement ne pas profiter de tous ces flux contradictoires cités ci-dessus ? Allons puiser chez l'autre ce qui nous conviendrait dans son mode de vie, et faisons le notre. Multiplions les échanges dans les deux sens, faisons tout bonnement tomber les barrières, pour ainsi perdre toute velléité de les franchir. Allons puiser ailleurs ce qui nous fera du bien ici même. ET nous seront proches d'une nouvelle forme d'échange épanouissante, l' "échange sédentaire" !
dimanche 23 mars 2008
Postulat pour un Bollywood Arabe

Lettre à la réalisatrice libanaise Nadine Labaki:
"Le 8 mars dernier, j’assistais à une conférence de réalisatrices du monde arabe à l’Institut du monde arabe (Paris), dans le cadre des journées de la caravane du cinéma euro-arabe. Au cours de cette conférence, les réalisatrices présentes (Joana Hadjithomas, Narjiss Nejjar …) ont lancé les bases d’une union des réalisatrices du monde arabe et un projet de film commun (sur l’exemple du film Paris, je t’aime). En espérant de tout cœur que ce nouvel élan ne restera pas sans lendemain et qu’il aboutira sur de beaux et réels nouveaux projets collectifs.
Au cours de cette conférence, des remarques insistantes sont venues du public, demandant aux réalisatrices présentes de se rendre, à travers leur art, plus accessibles par moment auprès du Grand Public. On s’en rend bien compte actuellement en France avec le phénomène du film Bienvenue chez les ch’tits. Avec un scénario et des personnages certes consensuels, le grand public s’identifie et adhère finalement pleinement à l’histoire, les émotions, les doutes et les joies de leurs protagonistes. Loin de moi l’idée que l’ensemble des films du cinéma devrait exercer cette complaisance à l’égard du grand public, mais il lui doit cependant bien cette récompense de temps à autre. Il y a un cinéma pour revendiquer, et un autre pour rêver.
D’où peut être l’idée, en parallèle de films arabes engagés et réalistes, de créer une nouvelle forme de cinéma arabe, qui aurait pour mission à travers la danse, les chants, la beauté des paysages et l’envoutement des chorégraphies de réconcilier le grand public, aussi bien arabe qu’occidental, avec une forme de cinéma tournée vers le rêve et l’enchantement. Avec bien sûr toujours la possibilité d’y glisser quelques messages bien sentis. Mais l’essentiel étant de conquérir un public plus large, tout en proposant un spectacle de qualité.
Vous qui êtes passée par les clips de chanson grand public, qui mieux que vous pourrait insuffler ce nouveau souffle au cinéma arabe, et libanais en particulier? Vous en êtes capable, et en simple spectateur et admirateur de votre œuvre, je fonde tous mes espoirs en vous"




