lundi 22 décembre 2008
vendredi 1 août 2008
Pensons un peu à l'avenir ...

Pourquoi une telle fascination pour ce peuple, pourtant privé de liberté, de standards de vie, d’indépendance diplomatique … Justement, ces différentes privations les poussent à regarder vers l’avenir, dans l’espoir de les voir disparaitre. Cette quête, aussi dérisoire puisse-t-elle être, donne au final un sens profond à leur existence.
Lorsque toutes ses libertés sont déjà à porter de main ou acquises, que nous reste-t-il à faire ? Certes à rester vigilent pour les conserver, effectuer un travail de contrôle et d’audit sur notre société pour qu’elle ne recule pas sur ces différents points. Le soucis est que nous ne sommes plus tournés vers l’avenir. Seulement dans le souhait de conserver quelques avantages acquis par le passé et dans la peur de voir ressurgir les privations de temps moins glorieux. Il existe des perspectives plus stimulantes dans la vie …
mardi 24 juin 2008
Vers un nouveau Capitalisme

"il peut sembler surprenant qu'une petite entreprise d'un million de dollars joue un role aussi déterminant dans une société de 16 milliards de dollars.
Mais l'un des traits les plus solidement ancrés chez les etres humains consiste à vouloir faire du bien à d'autres gens. C'est un aspect de la nature humaine que le monde des affaires ignore complètement. Le social-business satisfait cette aspiration: c'est ce que les gens trouvent très enthousiasmant.
Je ne suis pas d'accord avec ceux qui affirment que le social-business ne prendra jamais véritablement pied dans le monde des affaires. Les réactions des gens quand on leurs parle de social-business me laisse penser que ce modèle s'enracinera et s'èpanouira rapidement.
Les gens veulent donner du sens à leur vie - ce type de sens que l'on ne trouve qu'en contribuant à faire du monde un endroit meilleur.
Le social-business procure ce type de sens. C'est pour cela que les gens y sont sensibles ..."
lundi 7 avril 2008
Pour une vague d'OPTIMISME !!!
"Optimisme" ! Voici bien le mot que je retiens en refermant à l'instant cet ouvrage intitulé "L'entreprise réconciliée".
L'optimisme est dans mon entourage une denrée, si elle n'est pas fort heureusement en voie d'extinction,qui traverse actuellement une mauvaise passe. Je suis jeune pourtant, 24 ans,diplômé d'une grande école de commerce, et avec l'avenir devant moi. Cependant, les nombreux signaux qui me parviennent depuis plusieurs mois ne se nourrissent que trop rarement d'optimisme. Où est l'optimisme, lorsque des camarades de promotion refusent de se rendre à la remise de diplôme sous prétexte "de ne pas perdre un après-midi pour ça" ? Où est l'optimisme lorsqu'une amie,qui a dépensé toute son énergie étudiante dans le développement de l'éco-tourisme, accepte finalement aujourd'hui pour 1000€ de renflouer les rangs d'un grand cabinet de conseil en SI ? Où est l'optimisme lorsque d'autres jeunes diplômés font le choix brusque à la sortie de l'école de tenter leur chance en Australie, car il n'y a selon eux "pas de perspective en France". Où est l'optimisme chez mes amis de la City qui vivent ce nouvel esclavage moderne de ces banques d'affaires qui s'évertuent à leurs faire oublier toute parcelle de vie sociale ? Plus symboliquement, où est l'optimisme à la vision de cette flamme olympique dans les rues de Paris,entourée d'un service d'ordre surdimensionné, qui sursaute à la vue du moindre passant muni d'une étoffe ou d'un drapeau ?
Des messages d'optimisme, il y en a pourtant. Cet étudiant de mon école par exemple qui s'accroche depuis des années à son art musical et qui parvient depuis peu à en récolter les premiers fruits (articles dans les "Inrockuptibles", dates de concert régulières ...), ces autres encore qui partent se remplir d'altérité et d'ailleurs au travers de VIE ou autres moyens, et nous reviennent remplis d'une richesse insoupçonnée,cet ami enfin qui a le courage de monter une société de conseil en vin malgré les risques de la loi Evin.
Les exemples positifs sont donc heureusement là, mais nous manquons trop cruellement de prophètes de l'optimisme pour contrer ce tsunami de pensées négatives et de pessimisme qui se déferle chaque jour dans nos consciences. Et de plus en plus, mon entourage décide de partir se nourrir d'optimisme ailleurs. Nous devons donc avoir l' "ardent désir" de réconcilier l'entreprise avec l'humain, et de promouvoir l'optimisme comme carburant essentiel de cette réconciliation.
jeudi 27 mars 2008
Nul n'est prophète en son pays
Les roumains rêvent de la France, les français de la vie de Bohème, les libanais s'exilent au Canada pour fuir la violence quotidienne, des étudiants canadiens s'agglutinent dans les ambassades du Moyen-Orient pour vibrer au rythme de l'actualité, les films de Bollywood se passent aujourd'hui à Londres, le cinéma indépendant anglais se penchent sur les minorités indies, les chinoises se font blanchir la peau à coups de crèmes cosmétiques, les fans de Desperate Housewife utilisent d'autres crèmes pour obtenir le même teint mâte qu'Eva Longoria ... On pourrait continuer cette liste des contraires bien longtemps.
Mais que retirer de ce constat troublant ? Que notre vie n'est qu'une fuite en avant, et que quelque soit l'endroit où nous sommes, nous aspirons toujours à un ailleurs meilleur, un paradis terrestre dont nous ne percevons que de vagues echos ?
Ce paradis terreste est avant tout à construire dans notre tête, cheminement intellectuel apte à modifier notre vision du monde, et en particulier notre monde le plus immédiat, le plus proche, celui dans lequel nous vivons chaque jour. Mais pour le construire, pourquoi justement ne pas profiter de tous ces flux contradictoires cités ci-dessus ? Allons puiser chez l'autre ce qui nous conviendrait dans son mode de vie, et faisons le notre. Multiplions les échanges dans les deux sens, faisons tout bonnement tomber les barrières, pour ainsi perdre toute velléité de les franchir. Allons puiser ailleurs ce qui nous fera du bien ici même. ET nous seront proches d'une nouvelle forme d'échange épanouissante, l' "échange sédentaire" !
dimanche 23 mars 2008
Postulat pour un Bollywood Arabe

Lettre à la réalisatrice libanaise Nadine Labaki:
"Le 8 mars dernier, j’assistais à une conférence de réalisatrices du monde arabe à l’Institut du monde arabe (Paris), dans le cadre des journées de la caravane du cinéma euro-arabe. Au cours de cette conférence, les réalisatrices présentes (Joana Hadjithomas, Narjiss Nejjar …) ont lancé les bases d’une union des réalisatrices du monde arabe et un projet de film commun (sur l’exemple du film Paris, je t’aime). En espérant de tout cœur que ce nouvel élan ne restera pas sans lendemain et qu’il aboutira sur de beaux et réels nouveaux projets collectifs.
Au cours de cette conférence, des remarques insistantes sont venues du public, demandant aux réalisatrices présentes de se rendre, à travers leur art, plus accessibles par moment auprès du Grand Public. On s’en rend bien compte actuellement en France avec le phénomène du film Bienvenue chez les ch’tits. Avec un scénario et des personnages certes consensuels, le grand public s’identifie et adhère finalement pleinement à l’histoire, les émotions, les doutes et les joies de leurs protagonistes. Loin de moi l’idée que l’ensemble des films du cinéma devrait exercer cette complaisance à l’égard du grand public, mais il lui doit cependant bien cette récompense de temps à autre. Il y a un cinéma pour revendiquer, et un autre pour rêver.
D’où peut être l’idée, en parallèle de films arabes engagés et réalistes, de créer une nouvelle forme de cinéma arabe, qui aurait pour mission à travers la danse, les chants, la beauté des paysages et l’envoutement des chorégraphies de réconcilier le grand public, aussi bien arabe qu’occidental, avec une forme de cinéma tournée vers le rêve et l’enchantement. Avec bien sûr toujours la possibilité d’y glisser quelques messages bien sentis. Mais l’essentiel étant de conquérir un public plus large, tout en proposant un spectacle de qualité.
Vous qui êtes passée par les clips de chanson grand public, qui mieux que vous pourrait insuffler ce nouveau souffle au cinéma arabe, et libanais en particulier? Vous en êtes capable, et en simple spectateur et admirateur de votre œuvre, je fonde tous mes espoirs en vous"
Blackberry: l'esclavage moderne porte un nom
Le weekend-end dernier, je rendais visite à un ami sur Londres, redevenue capitale des banques et de la finance mondiales. Sous prétexte d'améliorer constamment la communication entre leurs employés, les grandes banques d'affaires dotent gracieusement chacun de leurs nouveaux arrivants de ce bel objet noir cerné de chrome, de son doux nom "Blackberry". Mais en lieu et place de belles et juteuses myrtilles, ce sont des mails en pagaille que cueillent à toute heure du jour et de la nuit ces cobayes de la communication moderne. Reliés en permanence aux places de marché planétaire (il est stipulé au cours de leur première semaine de formation l'interdiction stricte d'éteindre leur blackberry la nuit), leur moindre période de repos reste suspendue au bon vouloir de cet objet insomniaque, prêt à dégainer à tout moment, pour les tirer d'un sommeil réparateur pourtant nécessaire. Résultat des courses, ces golden boys de la finance en perdrent toute vie sociale, toute forme d'humanité (le simple fait de manger devient une contrainte à leurs yeux), et au final leur âme, pour un instrument qui joue un rôle de cordon ombilical permanent avec le monde du travail. Le mot déconnexion n'existe plus ... De ce triste constat me vient une question simple: nos nouvelles technologies vont-elles bien toutes dans le sens d'un mieux être pour notre société et leurs membres ? Aux vues de cet exemple, on est en droit de se poser quelques légitimes questions. Mais toute est question de dosage dans son utilisation me direz-vous. Vous connaissez pourtant la faiblesse humaine, si la tentation est là, pourquoi s'en détournerait-on ?
Communiquons donc, encore et toujours, constamment, sans retenue, bienvenue dans la robotisation des relations humaines. Je préfère encore retourner à mon jardin ...
Like Electricity

Billy Elliot: "I don't know ... it sort of feels good ... it' sort of stiff and that, but once I get going, I Like, forget everything ... and ... I sort of disappear ... like I feel a change in my whole body ... like there is a fire in my body ... I'm just there ... flying ... like a bird ... like electricity ... Yeah, electricity"
Cet enfant de 11 ans, fils de mineur anglais, tient ces quelques phrases en face d'un jury de danse classique à l' "English Royal Ballet School". Suite à cette audition, il deviendra quelques années plus tard un danseur professionnel, se nourrissant et vivant de son art.
Qui n'a jamais rêvé de posséder un tel don, un tel talent que l'on pratique sans finalement se poser de question, et qui vous guide simplement tout au long de votre existence. Ce rêve est-il le privilège d'une poignée, sorte de génies sur qui une fée se serait penchée sur leur berceau et prodiguée une grâce rare ?
Difficile de répondre. Il apparait également dans ce film, que ce jeune garçon reste tourmenté par son talent, mais également par le regard que son entourage porte sur son comportement. L'éclosion d'un véritable talent est alors le fruit d'un long et difficile apprentissage sur soi-même, d'un environnement de confiance né autour de soi et au final ... de beaucoup de travail pour concrétiser ce talent.
Qui n'a jamais ressenti cette flamme brulante au fond de soi, cette flamme qui décuple votre confiance et votre envie d'agir, cette flamme qui vous empêche de tenir en place, cette flamme qui vous donne envie de sourire au monde entier. Cette flamme n'est qu'une forme détournée de l'amour. L'amour envers une personne, l'amour envers son art, l'amour envers son activité. Tout est lié, et la personne qui saura faire naitre, préserver et grandir cette flamme en lui éprouvera un immense bonheur, qu'il transmettra naturellement à son entourage.
Allez donc cultiver votre flamme ...
mercredi 12 mars 2008
Wake up Morocco

Couleur des îles, couleur Vanille
Ta peau couleur noisette
Ta peau est à la fête
Mélange entre Sud et Nord
Un mélange, ton mélange
J'en veux encore et encore
Rien n'est facile dans ton îlot
Les orphelins n'ont pas la vie belle
Le pêcheur s'ennuie, fait des nœuds dans ses ficelles
Les voyantes ne voient plus rien
L'avenir reste incertain
Tu aimeras te réveiller
Dans un monde un peu trop coloré
Fais de croisements, de métissages
à 20 ans, on arrête d'être trop sage
Tu as voulu te révolter
Non, en fait tu as voulu résister
Contre leur censure, leurs idéaux
Leurs principes plein de toiles d'araignée
Des principes cachant tant et tant d'atrocités
Ils l'ont fait payer ta différence
Battue, noyée, rasée
Séjour à l'hôpital tous frais payés
Un sentiment de rage, des larmes de sang
Un esprit fracassé, celui d'une enfant
Il y avait ces autres, il y a cet autre
Cet autre qui t'admire, t'aime, te chérit
Ces yeux à lui pétillent, ils sont pleins de rêves
Son envie d'y croire, sans le savoir, te soulève
Etre un champion, il l'a toujours voulu
Etre ton champion, pour ça il s'est battu
Cet autre est sans arrogance
Sa tolérance te suffit
Il est beau, il est fort, c'est un vrai mec
Lui au moins veut t'emmener
autre part qu'à la Mecque
Réveille-toi Maroc
Tu as dit ça, t'avais 12 ans
Prends ton envol, emplies toi de certitudes
Change d'attitude, change de regard
Cesse tes longues marches
Paré de tes yeux hagards
Prends la peine de regarder devant
Tes lendemains sont inscris
dans l'espoir de tes enfants
Jeanne MAZEROLLES
vendredi 7 mars 2008
Le musée de l'homme
David Abiker nous mettais en garde à travers son essai Le musée de l'homme ou le fabuleux déclin de l'empire masculin sur l'évolution actuelle des rapports amoureux entres hommes et femmes.Célibataire
envoyé par MicrofilmDansTaChambre
mercredi 5 mars 2008
mardi 26 février 2008
Mangez des graines !!!
Les peuples méditerranéens sont des gens férus de graines de toutes sortes: graines à tournesol, graines à picorer, graines à partager ... sans oublier cette fameuse graine de couscous (à ne surtout pas laisser dans la pénombre de la malle arrière de sa voiture).Et bien derrière cette activité "grainique", il me semble que tout est dit quant au succès mérité que connaît ce film auprès du public français. Cette pratique fait en effet référence à un mode de vie que nous avons perdu en France (et nombres d'autres pays dits "développés"). Avez-vous tenté l'expérience d'acheter ne serait-ce qu'un demi kilo de graines de tournesol, et de le terminer avant la fin de la journée ? Oubliez alors votre planning du jour car il va passer à la trappe. Vous allez me répondre, "je ne vais quand même pas gâcher plusieurs heures de mon temps à bouffer ces cochonneries ...". Et pourquoi pas ?
Le principal fait marquant de ce film est le rapport au temps de ses personnages. En apparence, ils semblent le perdre. Comment un homme peut-il faire preuve d'autant de patience, pour être resté "toute sa vie" sur le même chantier ? Comment cette famille trouve-t-elle le temps de se réunir chaque dimanche autour de la même table ? Comment cette équipe de retraités ne trouve-t-elle rien de mieux à faire que de regarder le monde tourner autour de quelques olives ? N'ont-ils vraiment aucune ambition ?
Pourtant de l'ambition, et elle s'avère payante à la fin du film. Votre famille aurait-elle été capable d'un tel tour de force? Or pour y arriver, il nous faut acquérir de la patience, de l'abnégation, de la ténacité, et de la croyance en un idéal. Tout ne se fait pas en un jour, rien ne sert de "zapper" d'objectif tous les quatre matins. Tenez-vous en à votre idée première, avancez et ... persévérez.
Mais plus que tout, il y a l'amour, l'amour d'une famille, si fragile en apparence, qui se révélera plus solide qu'un diamant face aux épreuves de la vie. Cette force familiale, c'est de "la bombe en barre". Et elle nous manque cruellement aujourd'hui, dispersés que nous sommes dans toutes nos familles recomposées. N'avez-vous pas ressenti une forme de vibration intérieure lors de la dernière scène du film? Tous les rouages posés avec minutie par ce père auprès de son entourage se mettent en branle, toutes ces graines semées commençant à germer, toute l'ambition d'une vie prend éclatant au grand jour. Et elle le lui rend bien.
Il ne parle pas, il ne s'éparpille pas, il picore ... et il agit !
dimanche 24 février 2008
Rumania Dreaming
Quoi de mieux que de découvrir un pays à travers ... son train ?
Plusieurs thèmes sont ainsi abordés dans la vidéo proposée ci-dessous : la lenteur du trajet et ses multiples arrêts en rase campagne, l'insécurité liée aux portes du wagon grandes ouvertes et donnant directement sur l'extérieur, la simplicité spartiate des toilettes (un trou, à travers lequel on perçoit directement la voie de chemin de fer), un système de chauffage détraqué transformant le compartiment en un véritable sauna ...
Comment réagirait le cadre moderne lambda abonné au "service pro" de la SNCF, à la lecture de cette énumération ? "je n'ai pas une minute à perdre, mon train doit être sans escale jusqu'à ma destination. J'ai une femme et des enfants à charge et leur sécurité m'importe plus que tout, je tiens à ce que les portes d'entrée et sortie du train soient sous vidéo-surveillance, vérouillées et blindées. L'hygiène est sans aucun doute le plus grand bond en avant de l'humanité du XXème siècle, je ne tiens donc pas à risquer une infection dans des toilettes insalubres (au risque de faire baisser l'espérance de vie moyenne de la planète). Pour moi ce sera un jet d'eau bien tiède et bien dirigé vers mes jolies petites fesses entretenues chaque semaine en salle de fitness. L'énergie du futur est bio. En attendant, ne gaspillons pas l'usage que nous faisons de nos énergies fossiles actuelles. Isolons au maximum et chauffons au minimum. A France Inter, ils ont pourtant également conseillé d'aérer le plus souvent possible pour renouveler un air, qui en circuit fermé, devient néfaste pour notre santé. Mais entre mon espérance de vie et la préservation de ma planète, mon coeur balance ..."
De mon côté, le choix est aussi simple que clair : le train roumain bien entendu !
http://vids.myspace.com/index.cfm?fuseaction=vids.individual&VideoID=28811469
mardi 19 février 2008
I am Beirut
'I miss you Beirut I miss your weather Miss your sea breeze Miss staring at you at night from my bedroom balcony. when the world is sleeping and there is only you and I Miss feeling loved Miss belonging to you Miss feeling the security. You don't know how hard it is to wake up every morning wondering if your parents or friends are ok, until you read the news and make a few phone calls in case there was an explosion. Try harder Beirut.....'
Tears filled my eyes and anger filled my heart. Didn't know what to say to comfort her! My body is heavy and scattered, my land enjoys blood and every now and then one of my veins explodes and many of my innocent kids die. I can't help it... I try...
'I want to come back and live here Beirut, next to my family, next to my dad and brother. I want to raise my kids in Beirut, just the way I was raised. Never knew the difference between a Muslim, a Christian Or a Jew. never heard about terrorism. Want my kids to grow up on discipline, respect, beliefs, freedom. and mostly integrity. What happened to you Beirut? You're no longer the same.
I turned and left didn't want to hear her anymore. She kept calling me but I never answered... She broke my heart, only because she was telling me the truth! I'm no longer the Beirut she once enjoyed when she was 4. They took my magic away.
Ashamed I am. I starve my people to death; I have no shelter for them anymore, no security, no love among each other. I'm in pain , I want to endure more, maybe, maybe someday my people will understand the pain I'm going through and help me stand instead of walking all over me. I don't blame them; they are hungry and poor.
She left on one of those big things called airplanes a few days later, sad, she looked back at me hoping to come back and see me at least in the same condition, but we both knew it was not the case, I screamed and screamed hoping for her to hear me.
I order you to come back. Yes I can't promise you security but I promise you that you and me can make it together, come back and bring all those people who once left. because I miss them, miss their faces and their laughs. Come back and fight for me, clean my body from those rotten creatures, change the world for me, help me stand. I can't do it alone.
I'm your city
I'm your mother
I'm your child
I'm Beirut
dimanche 17 février 2008
4 Minuten auf dem Diwan






