lundi 22 décembre 2008

vendredi 1 août 2008

Pensons un peu à l'avenir ...


Cette semaine au Liban (11-20 juillet 2008) m’aura emmené le temps de ces quelques jours sur une autre planète, une planète dépourvue de mes habitudes et repères quotidiens. Mon retour en Italie et dans la civilisation occidentale s’accompagne du sentiment de revenir d’un monde parallèle.

Pourquoi une telle fascination pour ce peuple, pourtant privé de liberté, de standards de vie, d’indépendance diplomatique … Justement, ces différentes privations les poussent à regarder vers l’avenir, dans l’espoir de les voir disparaitre. Cette quête, aussi dérisoire puisse-t-elle être, donne au final un sens profond à leur existence.
Lorsque toutes ses libertés sont déjà à porter de main ou acquises, que nous reste-t-il à faire ? Certes à rester vigilent pour les conserver, effectuer un travail de contrôle et d’audit sur notre société pour qu’elle ne recule pas sur ces différents points. Le soucis est que nous ne sommes plus tournés vers l’avenir. Seulement dans le souhait de conserver quelques avantages acquis par le passé et dans la peur de voir ressurgir les privations de temps moins glorieux. Il existe des perspectives plus stimulantes dans la vie …

mardi 24 juin 2008

Vers un nouveau Capitalisme



"il peut sembler surprenant qu'une petite entreprise d'un million de dollars joue un role aussi déterminant dans une société de 16 milliards de dollars.
Mais l'un des traits les plus solidement ancrés chez les etres humains consiste à vouloir faire du bien à d'autres gens. C'est un aspect de la nature humaine que le monde des affaires ignore complètement. Le social-business satisfait cette aspiration: c'est ce que les gens trouvent très enthousiasmant.

Je ne suis pas d'accord avec ceux qui affirment que le social-business ne prendra jamais véritablement pied dans le monde des affaires. Les réactions des gens quand on leurs parle de social-business me laisse penser que ce modèle s'enracinera et s'èpanouira rapidement.
Les gens veulent donner du sens à leur vie - ce type de sens que l'on ne trouve qu'en contribuant à faire du monde un endroit meilleur.

Le social-business procure ce type de sens. C'est pour cela que les gens y sont sensibles ..."

Muhammad Yunus, prix Nobel de la Paix

lundi 7 avril 2008

Pour une vague d'OPTIMISME !!!

"Optimisme" ! Voici bien le mot que je retiens en refermant à l'instant cet ouvrage intitulé "L'entreprise réconciliée".
L'optimisme est dans mon entourage une denrée, si elle n'est pas fort heureusement en voie d'extinction,qui traverse actuellement une mauvaise passe. Je suis jeune pourtant, 24 ans,diplômé d'une grande école de commerce, et avec l'avenir devant moi. Cependant, les nombreux signaux qui me parviennent depuis plusieurs mois ne se nourrissent que trop rarement d'optimisme. Où est l'optimisme, lorsque des camarades de promotion refusent de se rendre à la remise de diplôme sous prétexte "de ne pas perdre un après-midi pour ça" ? Où est l'optimisme lorsqu'une amie,qui a dépensé toute son énergie étudiante dans le développement de l'éco-tourisme, accepte finalement aujourd'hui pour 1000€ de renflouer les rangs d'un grand cabinet de conseil en SI ? Où est l'optimisme lorsque d'autres jeunes diplômés font le choix brusque à la sortie de l'école de tenter leur chance en Australie, car il n'y a selon eux "pas de perspective en France". Où est l'optimisme chez mes amis de la City qui vivent ce nouvel esclavage moderne de ces banques d'affaires qui s'évertuent à leurs faire oublier toute parcelle de vie sociale ? Plus symboliquement, où est l'optimisme à la vision de cette flamme olympique dans les rues de Paris,entourée d'un service d'ordre surdimensionné, qui sursaute à la vue du moindre passant muni d'une étoffe ou d'un drapeau ?

Des messages d'optimisme, il y en a pourtant. Cet étudiant de mon école par exemple qui s'accroche depuis des années à son art musical et qui parvient depuis peu à en récolter les premiers fruits (articles dans les "Inrockuptibles", dates de concert régulières ...), ces autres encore qui partent se remplir d'altérité et d'ailleurs au travers de VIE ou autres moyens, et nous reviennent remplis d'une richesse insoupçonnée,cet ami enfin qui a le courage de monter une société de conseil en vin malgré les risques de la loi Evin.

Les exemples positifs sont donc heureusement là, mais nous manquons trop cruellement de prophètes de l'optimisme pour contrer ce tsunami de pensées négatives et de pessimisme qui se déferle chaque jour dans nos consciences. Et de plus en plus, mon entourage décide de partir se nourrir d'optimisme ailleurs. Nous devons donc avoir l' "ardent désir" de réconcilier l'entreprise avec l'humain, et de promouvoir l'optimisme comme carburant essentiel de cette réconciliation.

jeudi 27 mars 2008

Nul n'est prophète en son pays



Quel étrange phénomène nous détourne de notre environnement proche et nous amène irrésistiblement à regarder vers un horizon plus lointain ? Est-ce la fuite de son quotidien, est ce un goût de l'aventure et de l'inconnu, est-ce une ouverture d'esprit noble et sage, est-ce la quête de réponses cachées, est-ce la curiosité et la recherche de l'autre, est ce l'extériorisation d'un mal être intérieur, est-ce l'intériorisation d'un conviction nomade, est-ce l'espoir d'une vie meilleur, est-ce le désir d'une existence plus simple ?

Les roumains rêvent de la France, les français de la vie de Bohème, les libanais s'exilent au Canada pour fuir la violence quotidienne, des étudiants canadiens s'agglutinent dans les ambassades du Moyen-Orient pour vibrer au rythme de l'actualité, les films de Bollywood se passent aujourd'hui à Londres, le cinéma indépendant anglais se penchent sur les minorités indies, les chinoises se font blanchir la peau à coups de crèmes cosmétiques, les fans de Desperate Housewife utilisent d'autres crèmes pour obtenir le même teint mâte qu'Eva Longoria ... On pourrait continuer cette liste des contraires bien longtemps.

Mais que retirer de ce constat troublant ? Que notre vie n'est qu'une fuite en avant, et que quelque soit l'endroit où nous sommes, nous aspirons toujours à un ailleurs meilleur, un paradis terrestre dont nous ne percevons que de vagues echos ?
Ce paradis terreste est avant tout à construire dans notre tête, cheminement intellectuel apte à modifier notre vision du monde, et en particulier notre monde le plus immédiat, le plus proche, celui dans lequel nous vivons chaque jour. Mais pour le construire, pourquoi justement ne pas profiter de tous ces flux contradictoires cités ci-dessus ? Allons puiser chez l'autre ce qui nous conviendrait dans son mode de vie, et faisons le notre. Multiplions les échanges dans les deux sens, faisons tout bonnement tomber les barrières, pour ainsi perdre toute velléité de les franchir. Allons puiser ailleurs ce qui nous fera du bien ici même. ET nous seront proches d'une nouvelle forme d'échange épanouissante, l' "échange sédentaire" !


portons la voix de ces prophètes étrangers dans notre propre pays


dimanche 23 mars 2008

Postulat pour un Bollywood Arabe


Lettre à la réalisatrice libanaise Nadine Labaki:

"Le 8 mars dernier, j’assistais à une conférence de réalisatrices du monde arabe à l’Institut du monde arabe (Paris), dans le cadre des journées de la caravane du cinéma euro-arabe. Au cours de cette conférence, les réalisatrices présentes (Joana Hadjithomas, Narjiss Nejjar …) ont lancé les bases d’une union des réalisatrices du monde arabe et un projet de film commun (sur l’exemple du film Paris, je t’aime). En espérant de tout cœur que ce nouvel élan ne restera pas sans lendemain et qu’il aboutira sur de beaux et réels nouveaux projets collectifs.

Au cours de cette conférence, des remarques insistantes sont venues du public, demandant aux réalisatrices présentes de se rendre, à travers leur art, plus accessibles par moment auprès du Grand Public. On s’en rend bien compte actuellement en France avec le phénomène du film Bienvenue chez les ch’tits. Avec un scénario et des personnages certes consensuels, le grand public s’identifie et adhère finalement pleinement à l’histoire, les émotions, les doutes et les joies de leurs protagonistes. Loin de moi l’idée que l’ensemble des films du cinéma devrait exercer cette complaisance à l’égard du grand public, mais il lui doit cependant bien cette récompense de temps à autre. Il y a un cinéma pour revendiquer, et un autre pour rêver.

D’où peut être l’idée, en parallèle de films arabes engagés et réalistes, de créer une nouvelle forme de cinéma arabe, qui aurait pour mission à travers la danse, les chants, la beauté des paysages et l’envoutement des chorégraphies de réconcilier le grand public, aussi bien arabe qu’occidental, avec une forme de cinéma tournée vers le rêve et l’enchantement. Avec bien sûr toujours la possibilité d’y glisser quelques messages bien sentis. Mais l’essentiel étant de conquérir un public plus large, tout en proposant un spectacle de qualité.

Vous qui êtes passée par les clips de chanson grand public, qui mieux que vous pourrait insuffler ce nouveau souffle au cinéma arabe, et libanais en particulier? Vous en êtes capable, et en simple spectateur et admirateur de votre œuvre, je fonde tous mes espoirs en vous"

Blackberry: l'esclavage moderne porte un nom

Le weekend-end dernier, je rendais visite à un ami sur Londres, redevenue capitale des banques et de la finance mondiales. Sous prétexte d'améliorer constamment la communication entre leurs employés, les grandes banques d'affaires dotent gracieusement chacun de leurs nouveaux arrivants de ce bel objet noir cerné de chrome, de son doux nom "Blackberry". Mais en lieu et place de belles et juteuses myrtilles, ce sont des mails en pagaille que cueillent à toute heure du jour et de la nuit ces cobayes de la communication moderne. Reliés en permanence aux places de marché planétaire (il est stipulé au cours de leur première semaine de formation l'interdiction stricte d'éteindre leur blackberry la nuit), leur moindre période de repos reste suspendue au bon vouloir de cet objet insomniaque, prêt à dégainer à tout moment, pour les tirer d'un sommeil réparateur pourtant nécessaire. Résultat des courses, ces golden boys de la finance en perdrent toute vie sociale, toute forme d'humanité (le simple fait de manger devient une contrainte à leurs yeux), et au final leur âme, pour un instrument qui joue un rôle de cordon ombilical permanent avec le monde du travail. Le mot déconnexion n'existe plus ...

De ce triste constat me vient une question simple: nos nouvelles technologies vont-elles bien toutes dans le sens d'un mieux être pour notre société et leurs membres ? Aux vues de cet exemple, on est en droit de se poser quelques légitimes questions. Mais toute est question de dosage dans son utilisation me direz-vous. Vous connaissez pourtant la faiblesse humaine, si la tentation est là, pourquoi s'en détournerait-on ?

Communiquons donc, encore et toujours, constamment, sans retenue, bienvenue dans la robotisation des relations humaines. Je préfère encore retourner à mon jardin ...


Like Electricity


Teacher: "What does it feel like when you're dancing ?"

Billy Elliot: "I don't know ... it sort of feels good ... it' sort of stiff and that, but once I get going, I Like, forget everything ... and ... I sort of disappear ... like I feel a change in my whole body ... like there is a fire in my body ... I'm just there ... flying ... like a bird ... like electricity ... Yeah, electricity"







Cet enfant de 11 ans, fils de mineur anglais, tient ces quelques phrases en face d'un jury de danse classique à l' "English Royal Ballet School". Suite à cette audition, il deviendra quelques années plus tard un danseur professionnel, se nourrissant et vivant de son art.

Qui n'a jamais rêvé de posséder un tel don, un tel talent que l'on pratique sans finalement se poser de question, et qui vous guide simplement tout au long de votre existence. Ce rêve est-il le privilège d'une poignée, sorte de génies sur qui une fée se serait penchée sur leur berceau et prodiguée une grâce rare ?

Difficile de répondre. Il apparait également dans ce film, que ce jeune garçon reste tourmenté par son talent, mais également par le regard que son entourage porte sur son comportement. L'éclosion d'un véritable talent est alors le fruit d'un long et difficile apprentissage sur soi-même, d'un environnement de confiance né autour de soi et au final ... de beaucoup de travail pour concrétiser ce talent.

Qui n'a jamais ressenti cette flamme brulante au fond de soi, cette flamme qui décuple votre confiance et votre envie d'agir, cette flamme qui vous empêche de tenir en place, cette flamme qui vous donne envie de sourire au monde entier. Cette flamme n'est qu'une forme détournée de l'amour. L'amour envers une personne, l'amour envers son art, l'amour envers son activité. Tout est lié, et la personne qui saura faire naitre, préserver et grandir cette flamme en lui éprouvera un immense bonheur, qu'il transmettra naturellement à son entourage.

Allez donc cultiver votre flamme ...

mercredi 12 mars 2008

Wake up Morocco


Couleur des îles, couleur Vanille
Ta peau couleur noisette

Ta peau est à la fête

Mélange entre Sud et Nord

Un mélange, ton mélange

J'en veux encore et encore

Rien n'est facile dans ton îlot

Les orphelins n'ont pas la vie belle

Le pêcheur s'ennuie, fait des nœuds dans ses ficelles

Les voyantes ne voient plus rien

L'avenir reste incertain

Tu aimeras te réveiller

Dans un monde un peu trop coloré

Fais de croisements, de métissages

à 20 ans, on arrête d'être trop sage

Tu as voulu te révolter

Non, en fait tu as voulu résister

Contre leur censure, leurs idéaux

Leurs principes plein de toiles d'araignée

Des principes cachant tant et tant d'atrocités

Ils l'ont fait payer ta différence

Battue, noyée, rasée

Séjour à l'hôpital tous frais payés

Un sentiment de rage, des larmes de sang

Un esprit fracassé, celui d'une enfant

Il y avait ces autres, il y a cet autre

Cet autre qui t'admire, t'aime, te chérit

Ces yeux à lui pétillent, ils sont pleins de rêves

Son envie d'y croire, sans le savoir, te soulève

Etre un champion, il l'a toujours voulu

Etre ton champion, pour ça il s'est battu

Cet autre est sans arrogance

Sa tolérance te suffit

Il est beau, il est fort, c'est un vrai mec

Lui au moins veut t'emmener

autre part qu'à la Mecque

Réveille-toi Maroc

Tu as dit ça, t'avais 12 ans

Prends ton envol, emplies toi de certitudes

Change d'attitude, change de regard

Cesse tes longues marches

Paré de tes yeux hagards

Prends la peine de regarder devant

Tes lendemains sont inscris

dans l'espoir de tes enfants


Jeanne MAZEROLLES




vendredi 7 mars 2008

Le musée de l'homme

David Abiker nous mettais en garde à travers son essai Le musée de l'homme ou le fabuleux déclin de l'empire masculin sur l'évolution actuelle des rapports amoureux entres hommes et femmes.
En cette journée de la femme en France, l'équipe de Microfilm dans ta chambre va encore plus loin en imaginant l'évolution de nos rapports sentimentaux d'ici à quelques années. Nous sommes en 2012, et ça fait froid dans le dos. Regardez plutôt, on est finalement assez éloigné de la science-fiction :




Célibataire
envoyé par MicrofilmDansTaChambre

mardi 26 février 2008

Mangez des graines !!!

Les peuples méditerranéens sont des gens férus de graines de toutes sortes: graines à tournesol, graines à picorer, graines à partager ... sans oublier cette fameuse graine de couscous (à ne surtout pas laisser dans la pénombre de la malle arrière de sa voiture).

Et bien derrière cette activité "grainique", il me semble que tout est dit quant au succès mérité que connaît ce film auprès du public français. Cette pratique fait en effet référence à un mode de vie que nous avons perdu en France (et nombres d'autres pays dits "développés"). Avez-vous tenté l'expérience d'acheter ne serait-ce qu'un demi kilo de graines de tournesol, et de le terminer avant la fin de la journée ? Oubliez alors votre planning du jour car il va passer à la trappe. Vous allez me répondre, "je ne vais quand même pas gâcher plusieurs heures de mon temps à bouffer ces cochonneries ...". Et pourquoi pas ?

Le principal fait marquant de ce film est le rapport au temps de ses personnages. En apparence, ils semblent le perdre. Comment un homme peut-il faire preuve d'autant de patience, pour être resté "toute sa vie" sur le même chantier ? Comment cette famille trouve-t-elle le temps de se réunir chaque dimanche autour de la même table ? Comment cette équipe de retraités ne trouve-t-elle rien de mieux à faire que de regarder le monde tourner autour de quelques olives ? N'ont-ils vraiment aucune ambition ?

Pourtant de l'ambition, et elle s'avère payante à la fin du film. Votre famille aurait-elle été capable d'un tel tour de force? Or pour y arriver, il nous faut acquérir de la patience, de l'abnégation, de la ténacité, et de la croyance en un idéal. Tout ne se fait pas en un jour, rien ne sert de "zapper" d'objectif tous les quatre matins. Tenez-vous en à votre idée première, avancez et ... persévérez.

Mais plus que tout, il y a l'amour, l'amour d'une famille, si fragile en apparence, qui se révélera plus solide qu'un diamant face aux épreuves de la vie. Cette force familiale, c'est de "la bombe en barre". Et elle nous manque cruellement aujourd'hui, dispersés que nous sommes dans toutes nos familles recomposées. N'avez-vous pas ressenti une forme de vibration intérieure lors de la dernière scène du film? Tous les rouages posés avec minutie par ce père auprès de son entourage se mettent en branle, toutes ces graines semées commençant à germer, toute l'ambition d'une vie prend éclatant au grand jour. Et elle le lui rend bien.

Il ne parle pas, il ne s'éparpille pas, il picore ... et il agit !

dimanche 24 février 2008

Rumania Dreaming

Quoi de mieux que de découvrir un pays à travers ... son train ?

Plusieurs thèmes sont ainsi abordés dans la vidéo proposée ci-dessous : la lenteur du trajet et ses multiples arrêts en rase campagne, l'insécurité liée aux portes du wagon grandes ouvertes et donnant directement sur l'extérieur, la simplicité spartiate des toilettes (un trou, à travers lequel on perçoit directement la voie de chemin de fer), un système de chauffage détraqué transformant le compartiment en un véritable sauna ...

Comment réagirait le cadre moderne lambda abonné au "service pro" de la SNCF, à la lecture de cette énumération ? "je n'ai pas une minute à perdre, mon train doit être sans escale jusqu'à ma destination. J'ai une femme et des enfants à charge et leur sécurité m'importe plus que tout, je tiens à ce que les portes d'entrée et sortie du train soient sous vidéo-surveillance, vérouillées et blindées. L'hygiène est sans aucun doute le plus grand bond en avant de l'humanité du XXème siècle, je ne tiens donc pas à risquer une infection dans des toilettes insalubres (au risque de faire baisser l'espérance de vie moyenne de la planète). Pour moi ce sera un jet d'eau bien tiède et bien dirigé vers mes jolies petites fesses entretenues chaque semaine en salle de fitness. L'énergie du futur est bio. En attendant, ne gaspillons pas l'usage que nous faisons de nos énergies fossiles actuelles. Isolons au maximum et chauffons au minimum. A France Inter, ils ont pourtant également conseillé d'aérer le plus souvent possible pour renouveler un air, qui en circuit fermé, devient néfaste pour notre santé. Mais entre mon espérance de vie et la préservation de ma planète, mon coeur balance ..."

De mon côté, le choix est aussi simple que clair : le train roumain bien entendu !

http://vids.myspace.com/index.cfm?fuseaction=vids.individual&VideoID=28811469

mardi 19 février 2008

I am Beirut


I am Beirut
I used to be a beautiful city. Some people say I'm still as beautiful as I was before... I don't like me anymore. I scare my kids away. I kill my people unintentionally. I starve them to death. I even turn some of their brightest days to a funeral in a split of a second.
Every day I stand there, waving to all these people, mostly young, leaving on these big things they call airplanes. Jealousy kills me, knowing that they will go and enjoy grocery shopping in a street I've never heard of, smiling to a stranger who doesn't even know where their country is. Working hard and becoming successful. I wish they could be here with me, becoming successful with me. I feel helpless without them, thousands and thousands leave, few come back while I sit waiting and waiting and waiting.


A girl came to me the other day, young and beautiful. Wearing that white dress made her look like an angel. Stood at the 'Corniche' with a cup of coffee in her hand. She was staring at the sea with words coming out of her eyes:


'I miss you Beirut I miss your weather Miss your sea breeze Miss staring at you at night from my bedroom balcony. when the world is sleeping and there is only you and I Miss feeling loved Miss belonging to you Miss feeling the security. You don't know how hard it is to wake up every morning wondering if your parents or friends are ok, until you read the news and make a few phone calls in case there was an explosion. Try harder Beirut.....'

Tears filled my eyes and anger filled my heart. Didn't know what to say to comfort her! My body is heavy and scattered, my land enjoys blood and every now and then one of my veins explodes and many of my innocent kids die. I can't help it... I try...

'I want to come back and live here Beirut, next to my family, next to my dad and brother. I want to raise my kids in Beirut, just the way I was raised. Never knew the difference between a Muslim, a Christian Or a Jew. never heard about terrorism. Want my kids to grow up on discipline, respect, beliefs, freedom. and mostly integrity. What happened to you Beirut? You're no longer the same.

I turned and left didn't want to hear her anymore. She kept calling me but I never answered... She broke my heart, only because she was telling me the truth! I'm no longer the Beirut she once enjoyed when she was 4. They took my magic away.

Ashamed I am. I starve my people to death; I have no shelter for them anymore, no security, no love among each other. I'm in pain , I want to endure more, maybe, maybe someday my people will understand the pain I'm going through and help me stand instead of walking all over me. I don't blame them; they are hungry and poor.

She left on one of those big things called airplanes a few days later, sad, she looked back at me hoping to come back and see me at least in the same condition, but we both knew it was not the case, I screamed and screamed hoping for her to hear me.

I order you to come back. Yes I can't promise you security but I promise you that you and me can make it together, come back and bring all those people who once left. because I miss them, miss their faces and their laughs. Come back and fight for me, clean my body from those rotten creatures, change the world for me, help me stand. I can't do it alone.

I'm your city
I'm your mother
I'm your child
I'm Beirut

dimanche 17 février 2008

4 Minuten auf dem Diwan


Vier Minuten" est le dernier représentant en date du renouveau cinématographique allemand, après entre autres "Good Bye Lenin", "Head on", "die fetten Jahren sind vorbei", "der Untergang" ou bien encore "Das Leben der Anderen".
Une nouvelle fois, la psychologie est au coeur de se drame historique et artistique d'outre-Rhin, psychologie qui s'évertue à interpeler et interroger en permanence le téléspectateur. Comment une femme, au comportement très autoritaire, a-t-elle pu rester à donner des cours de piano dans une prison pour femmes pendant près de 60 années de sa vie, quelle relation souhaite-elle entretenir avec sa nouvelle élève-meurtière, qui possède un don éclatant pour la musique, quelles sont les blessures cachées de cette jeune élève au réactions aussi violentes qu'imprévisibles, à quel instant le génie peut-il sombrer définitivement dans la folie ?
Effectivement, nous sommes bien loin du pragmatisme anglo-saxon, différence qui se remarque très aisément à la lecture des magasines respectifs de ces deux régions du monde. L'Allemagne, après plus de 50 ans de culpabilité historique, est en pleine reconstruction de son identité. Cette reconstruction passe par une nouvelle compréhension de soi-même, un sens à donner à ses actions, et un nouveau rôle à jouer vis-à-vis des autres nations.
L'Allemagne se pose ainsi aujourd'hui en fin psychologue du Monde, et elle en possède à la fois les compétences et l'expérience nécessaires. Attention cependant à ne pas tomber dans une introspection trop prolongée de la complexité humaine, au risque d'un repli sur soi moral, repli à terme auto-destructeur. La jeunesse allemande, si fine observatrice de la société qui l'entoure et qui désire ardemmenent en maitriser le cours, oublie cependant l'essentiel, en assurer sa survie. Un peu de pragmatisme dans ce domaine, en complément de leur activité cérébrale brillante, ne ferait pas de mal à ce renouveau préssenti, pour en assurer sa longévité.

jeudi 14 février 2008

Raison & Passion, ces soeurs ennemies qui nous habitent

Dans chacun de nos choix de vie, nous faisons appel à l'une de ces deux entitées, la raison ou bien la passion. Or ces deux soeurs ennemies n'obéissent pas aux mêmes règles de cheminement, permettant à chacun d'entre nous de parvenir à une décision. Et il n'est pas rare de constater que face à un problème soulevé, elles trouvent un malin plaisir à nous proposer deux solutions ... totalement opposées.
La raison a le temps pour elle. Elle vous maintient dans un état de confiance, d'assurance même, et vous accorde une crédibilité au regard de la société. Pour autant, la raison demande de la constance, une abnégation que vous pourrez appeler selon les circonstances détermination ou bien ... résignation.
La passion travaille toujours dans l'urgence. A l'affût du moindre déclencheur d'émotion pour faire naître en nous une flamme de bien-être, chaude et attrayante, elle vous pousse paradoxalement vers un climat d'anxiété et de remise en question. Mais l'état de grâce ne dure pas, il est éphémère et ne vous laisse comme souvenir qu'une illusion de plus.
Pour autant, qu'en est-il lorsqu'il s'agit de transformer ces décisions en actes ?
La passion seule ne suffit pas. Ses bases sont bien trop fragiles, ses racines trop peu profondes. Les motivations qui nous pousseraient à l'action par son biais s'évanouissent aussi vite qu'est brûlant le désir qu'elle attise. L'oublier alors, en faire abstraction et n'obéir qu'à une pensée purement rationnelle au moment final du choix ? Pas si simple, car la passion nous nourrît à chacune de ses interventions, apporte le doute et la volonté de rupture. En d'autres termes, elle nous apporte changement et modernité.
La raison seule pêche par sa trop grande rigueur de pensée. Certes les actions proposées seront en parfaites adéquation avec les données de départ du problème, mais elles manquent d'attrait pour motiver durablement la personne à poursuivre dans cette voie. Le découragement guête l'homme par trop raisonné, à moins qu'il ne le camoufle derrière une routine quasi minutée.
Comment concilier alors raison et passion, et faire de ces soeurs ennemies les deux armes indissociables de toute action ?
Je n'ai malheureusment pas de réponse à cette dernière question. Par expérience, j'ai seulement appris que la raison nous forge une trâme de fond, une trâme à laquelle nous pouvons toujours nous raccrocher en période de tempête. Mais le cap proposé est toujours le même, invariant et monotone. Pour en modifier l'horizon, il faut nécessairement faire appel à notre passion, laisser parler nos désirs et notre imagination.
Ses deux forces se complètent donc à merveille, me direz vous alors, et n'avons donc qu'à en retirer les meilleurs fruits. Malheureusement, elles préfèrent à la cohabitation les luttes de tranchées, espérant à chaque nouveau réveil grapiller quelques mêtres de plus sur l'adversaire. L'équilibre ainsi crée est ainsi si fragile, qu'il ne demande qu'à rompre en la faveur de l'un ou de l'autre.
Mon idéal du moment serait tel qu'il suit: vivre dans un contexte de forte instabilité, qui implique une urgence de l'action (objectif: remplir notre mamelle passionnelle), mais n'apporter de réponse qu'en faisant le plus possible appel à ma pensée cartésienne (objectif: rassasier le nourisson assoiffé de raison). Il faut savoir se mettre en danger pour agir, mais seule une action rméthodique sait nous mettre à l'abri de cette menace. Comme je l'énonçais ci-dessus, "pas si simple" ...